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Histoire

Les fondateurs

René Carré, Professeur, Maître de Recherche

Claude Cadoz, Ingénieur – Chercheur – Musicien

Jean-Loup Florens, Ingénieur – Chercheur

Jean-Claude Foulon, Administrateur – Conseiller musical

Annie Luciani, Ingénieur – Chercheur – Artiste

Bernard Roy, Ingénieur – Chercheur


 

L’ACROE a été fondée en 1976 à Grenoble INP (Institut National Polytechnique de Grenoble) par Claude Cadoz, Annie Luciani et Jean-Loup Florens.

Le laboratoire ICA était à l'origine une équipe de recherche, appartenant au LCP (Laboratoire de la Communication Parlée, de Grenoble INP), de 1976 à 1985, au LIFIA (Informatique Fondamentale et Intelligence Artificielle de l'IMAG) de 1985 à 1995, et au CLIPS (Communication Langagière et Interaction Personne-Système de l'IMAG). Depuis 1999, l'ICA est un laboratoire du groupe Grenoble INP à part entière.

Claude Cadoz, Jean-Loup Florens et Annie Luciani se rencontrent en 1969 à l'ENSERG, école d’électronique de l’Institut Polytechnique de Grenoble. Tous trois sont intéressés par l'électronique pour la création artistique.

Ils montent un studio de création de cinéma d'animation et de musique. Ils achètent une petite caméra Pathé Webo mécanique image par image, un magnétophone Revox A77 et se lancent dans la réalisation de films d’animation et des ateliers de formation à l'animation au sein d'une association. Ils mettent au point un système de motorisation de la caméra, du banc titre et des éléments de décor, d'où un premier travail sur le geste et le mouvement.

En 1973, alors qu'émergeait les technologies électroacoustiques pour le son et les technologies vidéos pour l'image, ils initialisent à Grenoble une activité de création et de recherche dans ces deux domaines.

La Ville de Grenoble (Adjoint à la culture : René Rizzardo),  soutient cette activité, en particulier en la dotant  d’équipements, et en finançant son fonctionnement. Cette activité a été accueillie par de nombreuses structures telles que Peuple et Culture de Grenoble, le département audiovisuel de Jeunesse et Sports, l’UNPACC (Union pour l’animation et la création cinématographique), la Maison de la Culture, le Conservatoire de Musique et de Danse de Grenoble, l’Institut Polytechnique de Grenoble, l’ADIM (Danièle Gilman), écoles de musique du département de l’Isère et de la Région, etc.

Suite à une prospection sur le territoire national, commanditée par le directeur de la musique et de la danse du Ministère de la culture, M. Marcel Landowski, puis par M. Maurice Fleuret, par leur chargé de mission Jean-Claude Foulon, et en accord avec la Ville de Grenoble, le Ministère de la culture et la Ville de Grenoble ont suggéré la création de la structure associative ACROE en 1976. En rupture avec les méthodes d'animation par interpolation le groupe travaille sur le contrôle gestuel de points élémentaires.

En 1982, lors de la présentation de leurs travaux à une conférence du festival international du film d'animation d'Annecy, Arcady s'exclame "Vos points ont donc une masse !".

 

Des Ateliers de Recherche et de Création en musique électroacoustique et en cinéma d’animation (stages, ateliers, cours...) sont mis en place sur le site grenoblois, en Isère et en région Rhône-Alpes : ateliers annuels de musique électroacoustique sur Romans (Alain Brunet, trompettiste de Jazz) et à l’école de musique de Meylan, cours et ateliers annuels au Conservatoire de musique et de danse de Grenoble en collaboration avec sa classe d’électroacoustique (Professeur : Anne Jolivet), exposés et ateliers annuels à la Maison de la Culture et à Peuple et Culture de l’Isère, interventions régulières en milieu associatif et en milieu scolaire sur toute la région Rhône-Alpes...

L'ACROE a également organisé de multiples évènements publics sur Grenoble en 1988,1990, 1993, 1996, 1999, 2001, 2003, 2006, 2007, 2011. Chacun de ces événements a reçu un très fort écho, en particulier de la part du public grenoblois et de la presse locale.

En parallèle à leur activités et avec les technologies existantes, Claude Cadoz, Annie Luciani et Jean-Loup Florens, posent, au sein du LCP (Laboratoire de la Communication Parlée de  l’Institut National Polytechnique de Grenoble) les fondements d’un programme innovant de recherche en informatique musicale et graphique : la disparition du corps, de l’instrumentiste, de l’instrument, et du tangible dans ces technologies doit être dépassée. L’instrumentalité devient alors une propriété inaliénable de la création artistique, et de notre rapport au monde : l’informatique, moyennant un important travail scientifique et technique, serait alors susceptible de réhabiliter le "tangible".

A l’opposé du courant de la dématérialisation, qui faisait alors l’espoir, la gloire et la renommée de l’informatique et du numérique, de nouveaux concepts et outils voient le jour à Grenoble : technologies de l’interaction gestuelle, instrument virtuel, multisensorialité et réalités virtuelles.

Ces avancées ont été menées grâce à de nombreuses thèses en sciences technologiques (près de 40), stages de Master (près de 270), publications (plus de 500 publications à comité de lecture), dépôts de marques et de brevets (plus de 30), validés  par un nombre substantiel de créations artistiques réalisées avec les outils de l’ACROE (près de 50) et à l’aide de contrats de recherche scientifiques et technologiques nationaux ou européens, venant valoriser les subventions du Ministère de la Culture et de la Communication.

Les résultats de recherche et les créations artistiques du groupe sont valorisés et mis à la connaissance du public via l’organisation d’événements réguliers au niveau national et international, et plus particulièrement sur le site grenoblois, où l’ACROE et le laboratoire ICA ont toujours veillés a informer et instruire le public de leurs avancées, même les plus pointues et « brutes de fonderie » via des journées portes ouvertes.

 


Quelques faits marquants

En 1973, Claude Cadoz et Jean-Loup Florens, ingénieurs de Grenoble INP, lancent une activité d'informatique musicale au Laboratoire de la Communication Parlée à Grenoble INP. Annie Luciani, ingénieur de Grenoble INP, démarre à l'Union pour l'Animation et la Création Cinématographique, une activité expérimentale en image animée.

1976 voit l'apparition d'un secteur de recherche en nouvelles technologies pour la création artistique au Ministère de la Culture, avec la création d'un conseil de la recherche au secrétariat d'état à la culture par M. d'Ornano, Ministre de l'Industrie et de la Technologie.

En 1977, l'ACROE est fondée, sous tutelle du Ministère de la Culture et de la Ville de Grenoble, et mène de front recherche scientifique et création artistique.

De 1978 à 1982, l'ACROE met au point ses premières maquettes : Transducteur Gestuel à Retour d'effort, logiciels CORDIS pour le son et ANIMA pour l'image.

Le début des années 80 marque une orientation plus forte en recherche avec la réalisation d'un deuxième Transducteur Gestuel à Retour d'effort (1981) et la première expérience de Réalités Virtuelles "le jeu de tennis visuel, sonore et tactile" (1983). L'ACROE rejoint la communauté informatique grenobloise où elle crée l'équipe Informatique, Création Artistique et Réalités Virtuelles à l'Institut IMAG.

Après la création de ses studios en 1986, et la réalisation en 1988 du troisième protytpe de TGR, et d'une version puissante du logiciel CORDIS-ANIMA, l'ACROE crée en 1993 sa première pièce "ESQUISSES", suivie de la première vente en 1995 de GENESIS, logiciel basé sur CORDIS-ANIMA et dédié à la création musicale.

Le 31 mars 1998, M. Claude Allègre, Ministre de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie, a confié à M. Jean Claude Risset, Directeur de recherche au CNRS et compositeur, une mission d'étude visant à stimuler la recherche scientifique et technique dans les domaines artistiques.